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Une fière histoire : le NPD du Canada à l’œuvre pour les gens
Le NPD du Canada a une longue et fière histoire.
Qu’il s’agisse de mettre à exécution l’assurance-santé, les pensions ou un meilleur budget équilibré en 2005, l’objectif du NPD a toujours été d’obtenir des résultats favorisant les gens.
L’histoire du parti en est une qui tend toujours à améliorer l’avenir de tous.
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Tommy Douglas et la formation du NPD
Thomas Clement (T. C.) Douglas est élu chef lors du Congrès de fondation du Nouveau Parti démocratique de 1961. De 1944 à 1961, M. Douglas occupe le poste de premier ministre de la Saskatchewan, le premier gouvernement socialiste à être porté au pouvoir en Amérique du Nord.
Sa famille ouvrière et religieuse sert de toile de fond à ses politiques et à sa foi. En 1919, sa famille quitte l’Écosse pour s’installer à Winnipeg. Cette année-là, M. Douglas est témoin de la Grève générale de Winnipeg. Quittant les bancs de l’école à l’âge de 14 ans, M. Douglas fait son apprentissage dans le domaine de l’imprimerie et oeuvre au sein de l’église. Il décide en 1924 d’entrer au sacerdoce. Il poursuit ses études au Collège Brandon pendant six ans où il est exposé à l’Évangile social.
Après avoir été ordonné en 1930, M. Douglas s’installe à Weyburn (Saskatchewan) où il est témoin de toute la souffrance causée par la dépression et la sécheresse. Il ne tarde pas à répondre tant aux besoins physiques que spirituels de ses ouailles. Ses études, alliées à son expérience tirée de la Dépression des années 1930, le convainquent de la nécessité de l’action politique pour soulager la souffrance humaine.
En 1931, il participe à la formation d’une association locale du Parti travailliste indépendant; deux ans plus tard, il participe au Congrès de fondation de la Co-operative Commonwealth Federation. M. Douglas brigue les suffrages lors de l’élection de 1934 en Saskatchewan, sans succès. Des amis l’incitent alors à briguer les suffrages au nom de la CCF lors de l’élection fédérale de 1935. Cette fois-ci, la chance lui sourit.
La Deuxième Guerre mondiale ne fait que confirmer les convictions de M. Douglas. Même si les libéraux et les conservateurs arguaient à tue-tête qu’il n’y avait pas d’argent pour créer des emplois pendant la Dépression, l’argent ne manquait pourtant pas pour financer une guerre.
Au cours de ses deux premiers mandats au Parlement, M. Douglas devint un débatteur talentueux et plein d’esprit. Il prend sous son aile les sous-privilégié(e)s et les exploité(e)s et est souvent impopulaire parce qu’il défend les libertés civiles et s’oppose notamment à l’internement des Canadiens japonais.
En 1944, M. Douglas quitte la scène fédérale pour diriger le parti provincial de la Saskatchewan lors de la campagne électorale, élection qu’il remporte.
À titre de premier ministre de la province pendant les dix-sept prochaines années, il devint le symbole de la social-démocratie. Son gouvernement novateur et efficace, déposant un budget équilibré à chaque année, ouvrit la voie à de nombreux programmes, repris plus tard par d’autres, notamment dans le domaine des services sociaux.
M. Douglas a été élu premier chef du NPD fédéral, en grande partie grâce à sa réussite en Saskatchewan, mais aussi parce qu’il était universellement reconnu comme le plus éloquent porte-parole de la gauche. Il pouvait inspirer et motiver les militant(e)s du parti et expliquer la sociale-démocratie en termes moraux, éthiques et religieux.
Douglas est cependant défait lors de l’élection fédérale de 1962, en grande partie à cause des contrecoups assenés par les médecins contre la mise en œuvre de l’assurance-maladie par le gouvernement néo-démocrate de la Saskatchewan.
Remportant un siège en Colombie-Britannique lors d’une élection complémentaire, M. Douglas demeure chef du Nouveau Parti démocratique jusqu’en 1971. Pendant cette période, il assure la mise à exécution de l’assurance-santé, des pensions et de l’élargissement du filet de sécurité sociale canadien lors de gouvernements minoritaires qui se sont succédé. Tommy Douglas quitte la politique en 1979. Il est décédé à Ottawa en 1986.
La plus grand personnalité canadienne
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David Lewis : un Parlement minoritaire qui fonctionne
En 1971, David Lewis succède à Tommy Douglas au poste de chef du Nouveau Parti démocratique.
Enfant, M. Lewis vécut l’invasion de la Russie par l’Allemagne lors de la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. En 1921, sa famille s’installe à Montréal.
David Lewis fait ses études à l’Université McGill et obtient une bourse Rhodes lui permettant de poursuivre ses études à Oxford où il se fait de nombreux contacts parmi les membres du Parti travailliste britannique.
De retour au Canada, M. Lewis pratique le droit à Ottawa. En 1936, il devient secrétaire national de la Co-operative Commonwealth Federation, devenant aussi l’un des principaux théoriciens de la CCF. Ses efforts pour se faire élire en 1940, 1943, 1945 et 1949 échouent.
Durant les années 1950, M. Lewis pratique le droit du travail et occupe divers hauts postes au sein de la CCF. Il tente de débarrasser le mouvement syndical de l’infiltration communiste et de forger des liens entre le mouvement social démocrate et le mouvement syndical canadien. Grâce à ses efforts, la CCF, parti de l’Ouest plutôt agricole, se transforme en un Nouveau Parti démocratique plus urbain et obtenant davantage de succès.
En 1962, 1963, 1965, 1968, 1972 et 1974, M. Lewis brigue les suffrages dans York Sud pour ne perdre qu’en 1963 et 1974. Il devient rapidement l’un des débatteurs parlementaires les plus doués; il occupe plusieurs postes au sein de l’Exécutif du parti et il est élu chef lors du Congrès du NPD de 1971.
Faisant campagne contre « les clochards des grandes sociétés », M. Lewis atteint le sommet de sa carrière politique en 1972 alors que, de 1972 à 1974, les néo-démocrates détiennent la balance du pouvoir sous l’égide du gouvernement libéral minoritaire. Grâce à l’appui du NPD, ce Parlement met en œuvre une stratégie nationale en matière de logement abordable, promulgue une Loi sur les dépenses électorales, met en oeuvre l’indexation des pensions et fonde Pétro-Canada et l’Agence d’examen de l’investissement étranger.
Après sa défaite lors de l’élection générale de 1974, M. Lewis démissionne comme chef. Il continuera de participer aux affaires du parti jusqu’à sa mort en 1981.
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Ed Broadbent : croissance et influence
En 1975, Ed Broadbent, député d’Oshawa, succède à David Lewis au poste de chef du parti.
Né en 1936, dans une famille de travailleurs de l’automobile, M. Broadbent fait ses études à l’Université de Toronto, puis à la London School of Economics avant de se joindre au département des sciences politiques de l’Université York en 1965. En 1968, il est élu pour la première fois à la Chambre des communes.
À titre de chef, il met l’accent sur les questions économiques et aide le parti à se remettre des pertes subies en 1974. Malgré le frêle appui de l’électorat avant le déclenchement de l’élection de 1984, M. Broadbent mène une brillante campagne, en mettant l’accent sur la réforme fiscale, une baisse des taux d’intérêt et l’égalité pour les femmes.
Lors de l’élection de 1984, le Nouveau Parti démocratique remporte 30 sièges, soit seulement 10 de moins que les libéraux.
Les années Broadbent ont été marquées par de grands changements au regard des politiques canadiennes, changements grandement façonnés par les néo-démocrates. C’est à cette époque qu’est rapatriée la Constitution canadienne, accompagnée de la Charte des droits et libertés et que les éléments de droite insistent sur une rapide mondialisation de l’économie ce qui, au Canada, fut soulignée par l’Accord de libre-échange nord-américain.
En 1988, lors de l’élection fédérale, M. Broadbent dirige encore une fois les néo-démocrates dans une campagne au cours de laquelle le parti remporte 43 sièges à la Chambre des communes, le plus grand nombre de sièges néo-démocrates de l’histoire. Ed Broadbent démissionne comme chef en décembre 1989 pour occuper le poste de président fondateur du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.
En 2004, Ed Broadbent revient à la politique fédérale et est élu député dans Ottawa Centre, un siège que détenaient les libéraux depuis 16 ans. Il occupe alors le poste de porte-parole néo-démocrate en matière de réforme démocratique. Il est le flambeau du respect et de la courtoisie à une époque où les Canadien(ne)s perdent rapidement confiance en leur Parlement et en leurs politiciens fédéraux.
Il a annoncé sa retraite en mai 2005.[ haut de page ]
Audrey McLaughlin : la première femme à diriger un important parti politique
Née à Dutton (Ontario) en 1936, Audrey McLaughlin a de forts antécédents comme travailleuse sociale communautaire, à titre de directrice exécutive de l’Association canadienne de la santé mentale, division de l’agglomération de Toronto. Elle enseigne aussi pendant quelques années au Ghana. Elle s’installe au Yukon en 1979 pour y diriger une entreprise d’expert conseil à Whitehorse.
En 1987, elle est élue pour la première fois à la Chambre des communes lors d’une élection complémentaire dans le comté du Yukon. Elle est réélue lors des élections générales de 1988 et de 1993.
Élue chef du parti le 2 décembre 1989, Audrey McLaughlin est la première femme à diriger un important parti fédéral au Canada.
Pendant les six prochaines années, le parti connaît des moments plutôt tumultueux au cours desquels le NPD prend le pouvoir en Ontario en 1990 sous l’égide de Bob Rae et en Colombie-Britannique en 1991 sous l’égide de Michael Harcourt, tout en maintenant le pouvoir en Saskatchewan sous l’égide de Roy Romanow.
Mais les Canadien(ne)s, bouleversé(e)s par neuf années de gouvernement Mulroney, se tournent vers les libéraux lors de l’élection générale de 1993. Seul(e)s neuf néo-démocrates sont élu(e)s député(e)s, soit trois de moins que le nombre nécessaire pour être reconnu comme parti officiel à la Chambre des communes.
Audrey McLaughlin démissionne de son poste de chef en octobre 1995 et annonce qu’elle ne briguera pas les suffrages lors de la prochaine élection. Elle devient présidente de l’Internationale socialiste des femmes et est nommée représentante spéciale du Gouvernement du Yukon en matière circumpolaire.
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Alexa McDonough : à la défense de l’assurance-maladie
Alexa McDonough devient chef du Nouveau Parti démocratique du Canada en octobre 1995.
Elle est née à Ottawa en 1944, où son père occupe le poste de directeur de la recherche national à la CCF, le premier à occuper ce poste. Peu après la naissance d’Alexa, la famille retourne en Nouvelle-Écosse.
Elle obtient une licence es arts de l’Université Dalhousie en 1965 et, en 1967, une maîtrise de la Maritime School of Social Work. Elle travaille au développement communautaire au sein du ministère néo-écossais des Services sociaux et à la planification sociale de la Ville d’Halifax. De plus, elle enseigne au département du travail social de la Dalhousie’s Maritime School.
Élue chef du Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse en 1980, Alexa McDonough est, jusqu’en 1984, la seule néo-démocrate et la seule femme à siéger à l’Assemblée de la Nouvelle-Écosse. Elle est réélue en 1984, 1988 et 1993.
Elle défend ardemment les Néo-Écossais(e)s en luttant pour, et en remportant, la première interdiction face au ticket modérateur au chapitre de l’assurance-maladie au Canada, des améliorations relatives à la santé et à la sécurité des travailleurs et travailleuses, ainsi que la protection des droits de la personne.
Lors de l’élection générale du 2 juin 1997, Alexa McDonough et 20 autres néo-démocrates sont élu(e)s député(e)s, dont six en Nouvelle-Écosse (le plus grand nombre de l’histoire) et, pour la première fois, deux au Nouveau-Brunswick.
Le caucus néo-démocrate à la Chambre des communes mène une lutte déterminée exigeant du gouvernement libéral qu’il établisse des cibles visant à réduire le taux de chômage tout comme d’autres gouvernements établissent des cibles visant à réduire le déficit.
Alexa McDonough et ses collègues sont en première ligne lorsqu’il s’agit de préserver le système de soins de santé, le Régime de pensions du Canada et le système d’assurance-emploi canadien. Ce sont également eux qui se sont le plus opposés en Chambre à l’Entente multilatérale sur l’investissement (AMI) et aux projets de fusion des principales banques canadiennes.
En novembre 2000, Alexa McDonough dirige le Nouveau Parti démocratique lors d’une campagne électorale d’une grande importance au cours de laquelle elle met l’accent sur les soins de santé, menacés de privatisation sous l’égide des libéraux. Lors de cette élection, 13 néo-démocrates sont élu(e)s ou réélu(e)s à la Chambre des communes.
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Jack Layton : obtenir des résultats favorisant les gens
En janvier 2003, Jack Layton succède à Alexa McDonough au poste de chef du NPD.
Né à Montréal (Québec) en 1950, Jack Layton a grandi dans la petite ville d’Hudson, aux abords de la rivière des Outaouais. Il obtient son baccalauréat de l’Université McGill et sa maîtrise et doctorat de l’Université York. Sa thèse doctorale porte sur les tentatives d’autres pays pour contrôler le flux de capitaux. En 1974, M. Layton est professeur à l’Université Ryerson. Il a enseigné dans toutes les universités de Toronto.
Jack Layton a été conseiller municipal de la ville de Toronto pendant près de 20 ans. Il a aussi occupé le poste de président de la Fédération canadienne des municipalités. À ce poste, il a établi un groupe de pression puissant qui a eu pour résultat un nouvel accent sur l’état des municipalités canadiennes et sur les services qu’elles dispensent.
Jack Layton a été élu député dans Toronto-Danforth lors de l’élection fédérale de 2004, au cours de laquelle le vote national en faveur du NPD a pris de l’ampleur – de l’ordre de plus qu’un million de votes.
En mai 2005, Jack Layton a négocié un amendement devant être apporté au budget du gouvernement. En échange le NPD appuyait le Parlement minoritaire. L’amendement budgétaire du NPD comprenait reporter les réductions d’impôt des grandes sociétés de l’ordre de 4,6 milliards $. Cette somme sera plutôt investie pour réduire les frais connexes à l’éducation, à diminuer la pollution, à construire des logements abordables, à élargir le transport en commun, à accroître l’aide étrangère, et à protéger les pensions lorsque les employeurs font faillite. Encore un exemple de la longue histoire du NPD consistant à obtenir des résultats favorisant les gens.
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